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Pertes vaginales : couleurs, odeur et quand consulter un médecin

Un guide clair et fondé sur des données scientifiques concernant les pertes vaginales normales et inhabituelles, abordant notamment la couleur, l’odeur, la texture, les causes possibles, la grossesse, le dépistage des IST et les signes d’alerte.

Blonde woman reviewing vaginal discharge colours, odour and when to get checked

Remarque médicale : les pertes vaginales peuvent varier normalement au cours du cycle menstruel, pendant la grossesse et à différentes étapes de la vie. La couleur, la texture et l’odeur peuvent suggérer des causes possibles, mais elles ne permettent pas de diagnostiquer une vaginose bactérienne, une mycose, une IST ou une autre affection. Consultez votre médecin généraliste, un centre de santé sexuelle ou un professionnel de la maternité si ce changement vous semble inhabituel, en particulier s’il s’accompagne de douleurs, de démangeaisons, de saignements, d’une grossesse ou d’un nouveau rapport sexuel.

Points clés à retenir

  • Des pertes claires ou blanches sans odeur forte et désagréable sont généralement normales. Leur quantité et leur texture peuvent varier au cours du cycle.
  • Un changement par rapport à votre rythme habituel est plus significatif qu’un simple tableau des couleurs. L’odeur, la texture, les démangeaisons, les sensations de gêne, la douleur et les saignements modifient tous la signification de ce rythme.
  • La vaginose bactérienne peut s’accompagner de pertes claires, grisâtres, accompagnées d’une odeur de poisson. Des pertes épaisses, blanches, généralement inodores et accompagnées de démangeaisons sont plus caractéristiques d’une mycose.
  • Des pertes de couleur jaune-vert, mousseuses ou à l’odeur désagréable peuvent survenir en cas de trichomonase ou d’une autre infection. Il est important de se faire dépister pour les IST après avoir eu un nouveau partenaire ou des rapports sexuels sans préservatif.
  • Des pertes roses, rouges ou brunes indiquent que du sang peut être mélangé au liquide. Tout saignement entre deux règles, après un rapport sexuel, pendant la grossesse ou après la ménopause nécessite un avis médical.
  • Les douleurs pelviennes, la fièvre, les saignements abondants, les évanouissements ou une sensation de très mauvais état de santé nécessitent une évaluation rapide. N’attendez pas que les pertes s’arrêtent d’elles-mêmes.

Que signifient la couleur et l’odeur des pertes vaginales ?

Les pertes vaginales normales sont généralement claires ou blanches ; elles peuvent être épaisses et collantes ou glissantes et humides, et ne doivent pas présenter d’odeur forte et désagréable. Leur quantité et leur texture peuvent varier en fonction des hormones, de l’ovulation, de la grossesse, de la contraception et de l’activité sexuelle.

Une nouvelle odeur de poisson, des pertes grises, des grumeaux blancs épais, un aspect jaune-vert ou mousseux, la présence de sang en dehors des règles attendues, ou tout changement accompagné de démangeaisons, de douleurs ou de sensibilité méritent une attention particulière. Ces symptômes peuvent indiquer une vaginose bactérienne, une candidose, une IST, une irritation, un changement hormonal ou une autre cause, mais les similitudes sont trop nombreuses pour que vous puissiez établir vous-même un diagnostic fiable.

Utilisez la couleur et l’odeur comme des indices pour identifier le schéma global, et non comme le résultat d’un test de laboratoire à domicile. Si un changement vous semble inhabituel ou persiste, un médecin généraliste ou un centre de santé sexuelle pourra l’évaluer et effectuer des analyses si nécessaire.

Pour en savoir plus sur la science des bactéries vaginales, de l’acidité et des changements liés aux différentes étapes de la vie, consultez le guide d’Ellasie sur le microbiome vaginal et le pH. Cet article se concentre sur la reconnaissance des pertes vaginales et la marche à suivre appropriée sur le plan médical.

À quoi ressemblent des pertes vaginales normales ?

Les pertes vaginales sont des sécrétions provenant du vagin et du col de l’utérus. Elles contribuent à maintenir l’hydratation du vagin et permettent d’évacuer les cellules et les sécrétions. La présence de pertes ne signifie pas que le vagin est sale ou infecté, et il n’est pas nécessaire de les faire cesser lorsqu’elles sont normales.

Le NHS décrit généralement les pertes vaginales saines comme suit :

  • clair ou blanc ;
  • parfois épais et collant ;
  • parfois glissantes et humides ;
  • sans odeur forte ou désagréable.

Il n’existe pas de quantité quotidienne « correcte » unique. Certaines personnes constatent des pertes régulièrement ; d’autres en remarquent très peu. La comparaison utile est votre propre référence. Une augmentation soudaine, une nouvelle texture persistante ou une odeur clairement différente de l’habituel méritent davantage d’attention qu’une quantité arbitraire.

Comment les pertes vaginales évoluent au cours du cycle menstruel

La glaire cervicale devient souvent plus humide, plus claire et plus glissante au moment de l’ovulation. Elle peut être plus épaisse ou plus collante à d’autres moments du cycle. Le sperme, les sécrétions d’excitation et le sang menstruel peuvent modifier temporairement ce que vous observez sur vos sous-vêtements ; le moment de l’observation et l’activité récente fournissent donc un contexte utile.

Un changement lié au cycle menstruel ne devrait généralement pas entraîner d’odeur forte et désagréable, de démangeaisons marquées, de sensations de gêne, de douleurs pelviennes ou de douleurs lors de la miction. La présence de ces symptômes supplémentaires rend plus importante la prise en compte d’une infection, d’une irritation ou d’une autre affection.

Les pertes vaginales peuvent-elles vous indiquer si votre microbiome vaginal est équilibré ?

Les pertes vaginales peuvent fournir des indices sur la santé vaginale, mais elles ne permettent pas de visualiser l’ensemble du microbiome ni de prouver qu’il est « équilibré ». Le microbiome vaginal est une communauté dynamique qui varie d’une personne à l’autre, ainsi qu’au cours du cycle menstruel et des différentes étapes de la vie. Chez de nombreuses personnes en âge de procréer, les espèces de Lactobacillus contribuent à maintenir un environnement acide, tandis que la vaginose bactérienne s’accompagne d’une modification de la composition bactérienne habituelle.

Cela ne signifie pas pour autant que chaque modification des pertes vaginales soit liée à un problème de microbiome. La glaire cervicale, la grossesse, la contraception hormonale, l’allaitement, la ménopause, les irritations, une IST, une candidose et des saignements peuvent tous modifier ce que vous observez. La candidose est une infection fongique, et non simplement une absence de « bonnes bactéries », et les IST nécessitent des tests de dépistage et un traitement spécifiques au diagnostic posé.

Une bandelette de pH à usage domestique ne permet pas non plus d’identifier la cause. Le pH vaginal peut constituer un élément de l’évaluation d’un clinicien pour des affections telles que la vaginose bactérienne, mais la couleur, l’odeur et le pH ne remplacent pas un examen, un prélèvement ou un test de dépistage des IST lorsqu’un tel examen est indiqué.

Évitez le piège consistant à associer « une couleur à un diagnostic ». Une même couleur peut correspondre à plusieurs affections, et certaines infections ne provoquent aucun écoulement visible. Interprétez la couleur en tenant compte de l’odeur, de la texture, de la gêne, des saignements, d’une éventuelle grossesse et des antécédents sexuels.

Guide des couleurs des pertes vaginales : que peuvent signifier les différentes caractéristiques ?

Ce tableau est un guide de triage, et non un outil de diagnostic. Si le symptôme est nouveau, persistant ou inquiétant, suivez la prochaine étape suggérée plutôt que de choisir un traitement en vous basant uniquement sur la couleur.

Couleur ou motif Ce que cela peut signifier Des informations essentielles Une prochaine étape judicieuse
Clair ou blanc ; collant, crémeux, glissant ou humide Des sécrétions cervicales et vaginales souvent normales Pas d’odeur forte et désagréable, de démangeaisons, de sensations de douleur, de douleurs urinaires ou de douleurs pelviennes Observez le rythme habituel de votre cycle ; aucun traitement n’est nécessaire si celui-ci est normal pour vous
Fines, aqueuses, de couleur blanc grisâtre Peut survenir en cas de vaginose bactérienne Une forte odeur de poisson, parfois plus perceptible après un rapport sexuel ; généralement peu ou pas de démangeaisons Consultez un médecin généraliste ou un centre de santé sexuelle afin de confirmer la cause et d’écarter toute IST
Épais, blanc et grumeleux, comme du fromage blanc Peut survenir en cas de mycose vaginale Démangeaisons, irritations, douleurs ou sensations de picotements ; les pertes ne dégagent généralement pas d’odeur Consultez un pharmacien au sujet d’un épisode familier déjà diagnostiqué ; adressez-vous à votre médecin généraliste en cas d’épisode nouveau, récurrent, grave ou incertain.
Jaune-vert, mousseux ou malodorant Une trichomonase ou une autre infection est possible Douleurs lors de la miction ou des rapports sexuels, démangeaisons, gonflements, sensibilité ou douleurs dans le bas-ventre ; il est également possible qu’aucun symptôme ne soit présent Contactez une clinique de santé sexuelle ou votre médecin généraliste, en particulier après avoir eu un nouveau partenaire ou des rapports sexuels sans préservatif
Jaune ou vert, parfois semblable à du pus Une gonorrhée, une autre IST ou une infection vaginale est possible Des sensations de brûlure lors de la miction, des douleurs dans le bas-ventre ou des saignements entre les règles peuvent survenir Prévoyez un dépistage des IST plutôt que d’utiliser un traitement contre la candidose ou la vaginose bactérienne à l’aveuglette
Rose, rouge ou marron Des traces de sang peuvent être présentes dans les pertes vaginales Ces informations peuvent concerner les règles, mais les saignements entre deux règles, après un rapport sexuel, pendant la grossesse ou après la ménopause nécessitent une évaluation. Consultez un médecin en fonction de la situation ; en cas de saignements pendant la grossesse, consultez immédiatement un spécialiste de la maternité.
Écoulement inhabituellement abondant ou fuites persistantes Cela peut être normal dans certaines circonstances, mais le contexte a son importance Pendant la grossesse, il peut être difficile de distinguer les pertes vaginales d’une fuite de liquide précédant le travail Si vous êtes enceinte et que vous avez des doutes concernant des pertes aqueuses, veuillez contacter votre sage-femme ou votre service de maternité.

Que peuvent signifier les différentes odeurs de pertes vaginales ?

Sans odeur ou avec un parfum léger et familier

Les pertes vaginales normales ne doivent pas dégager d’odeur désagréable. Un léger parfum corporel peut varier en fonction de la transpiration, du sang menstruel, du sperme et du temps passé dans des vêtements humides. La distinction essentielle réside dans le fait de savoir si l’odeur est manifestement nouvelle, forte, persistante ou associée à une modification des pertes.

Odeur de poisson

Une forte odeur de poisson accompagnée de pertes claires, grisâtres ou blanchâtres, correspond au tableau clinique classique de la vaginose bactérienne. La trichomonase peut également entraîner des pertes jaune-vert qui semblent mousseuses ou dégagent une odeur de poisson. L’odeur seule ne permet donc pas de distinguer ces deux affections, en particulier en cas de nouveau contact sexuel.

Odeur nauséabonde, de pourri ou anormalement forte

Une odeur particulièrement désagréable peut survenir en cas d’infection ou d’irritation, mais peut également apparaître lorsqu’un objet, tel qu’un tampon, reste logé dans le vagin. Si vous pensez qu’un tampon est resté coincé et que vous ne parvenez pas à le retirer facilement, consultez un professionnel de santé plutôt que d’insérer un autre objet.

Si vous vous sentez soudainement très mal, avec une forte fièvre, des vomissements, de la diarrhée, des vertiges, une confusion, de fortes douleurs musculaires ou une éruption cutanée ressemblant à du papier de verre, vous devez consulter d’urgence, car le syndrome de choc toxique, bien que rare, peut se développer rapidement.

Odeur métallique ou semblable à celle du sang

La présence de sang peut modifier à la fois la couleur et l’odeur des pertes au moment des règles. Ne supposez toutefois pas que toutes les pertes roses, rouges ou brunes sont d’origine menstruelle. Tout saignement après un rapport sexuel, entre deux règles, pendant la grossesse ou après la ménopause doit faire l’objet d’un examen médical.

Quels sont les symptômes qui rendent un changement dans les pertes vaginales plus préoccupant ?

La couleur devient plus utile lorsqu’elle est prise en compte en association avec d’autres symptômes. Consultez un médecin si des pertes inhabituelles s’accompagnent de :

  • démangeaisons, douleurs, gonflements ou gerçures cutanées ;
  • douleur ou sensation de brûlure lors de la miction ;
  • douleurs pendant les rapports sexuels ;
  • douleurs pelviennes ou dans le bas-ventre ;
  • saignements entre deux règles ou après un rapport sexuel ;
  • fièvre, frissons, vomissements ou sensation de très mauvais état de santé ;
  • symptômes après un rapport sexuel avec un nouveau partenaire ;
  • un changement pendant la grossesse ;
  • épisodes répétés ou symptômes qui ne s’améliorent pas après un traitement.

Des douleurs pelviennes, des douleurs profondes lors des rapports sexuels, des saignements et des pertes inhabituelles peuvent survenir en cas de maladie inflammatoire pelvienne (MIP). La MIP peut se développer progressivement ou rapidement et ne provoque pas toujours l’ensemble de ces symptômes. Elle nécessite une évaluation médicale rapide, car un traitement précoce réduit le risque de complications.

Qu’est-ce qui peut modifier les pertes vaginales, à part une infection ?

Tout changement n’est pas nécessairement synonyme de vaginose bactérienne, de mycose ou d’IST. D’autres facteurs peuvent également entrer en ligne de compte, notamment :

  • le cycle menstruel et l’ovulation, qui modifient la glaire cervicale ;
  • la grossesse, période durant laquelle les pertes vaginales augmentent généralement ;
  • la contraception hormonale, l’allaitement et la ménopause, qui peuvent modifier l’hydratation et les tissus vaginaux ;
  • savon, gels lavants parfumés, lingettes, lubrifiants ou autres substances irritantes ;
  • un tampon ou un autre objet resté coincé dans le vagin ;
  • des saignements légers, y compris autour des règles, bien que des saignements inattendus nécessitent toujours une consultation.

Le stress peut influencer la manière dont les symptômes sont perçus et a été associé à certains schémas liés à la santé vaginale, mais il ne provoque pas de couleur particulière des pertes et ne constitue pas une cause avérée. Veuillez consulter la synthèse des données scientifiques consacrée au stress et aux symptômes vaginaux sans utiliser le stress comme diagnostic de substitution.

Quels changements au niveau des pertes vaginales sont normaux pendant la grossesse ?

Il est normal d’avoir des pertes plus abondantes pendant la grossesse. Les pertes de grossesse saines sont généralement fluides, transparentes ou blanc laiteux et ne doivent pas dégager d’odeur désagréable. Vers la fin de la grossesse, la présence d’un mucus rose, visqueux et de consistance gélatineuse peut constituer un « signe annonciateur », le corps se préparant à l’accouchement.

Appelez votre sage-femme si vos pertes ont une odeur désagréable ou inhabituelle, si elles prennent une couleur verte ou jaune, ou si elles s’accompagnent de démangeaisons, de sensations de brûlure ou de douleurs lors de la miction. Contactez immédiatement votre sage-femme ou votre médecin en cas de saignements vaginaux pendant la grossesse.

Si vos pertes semblent constamment aqueuses ou si vous n’êtes pas certaine qu’il s’agisse d’une perte des eaux, contactez votre service de maternité plutôt que de vous fier à la couleur ou à l’odeur. La grossesse modifie le seuil de sécurité ; évitez donc d’utiliser un remède non prescrit ou de traiter une mycose présumée sans vérifier quels médicaments sont adaptés.

Que signifient des pertes inhabituelles après la ménopause ?

Les pertes vaginales diminuent souvent après la ménopause, tandis qu’une baisse du taux d’œstrogènes peut contribuer à la sécheresse vaginale, à des irritations et à des modifications tissulaires. L’apparition de nouvelles pertes vaginales peut néanmoins avoir plusieurs causes possibles, notamment une inflammation, une infection ou des saignements.

Des pertes roses ou brunes après la ménopause doivent être considérées comme des saignements postménopausiques potentiels et faire l’objet d’un examen par un médecin généraliste, même si elles ne se sont produites qu’une seule fois, si leur volume était faible ou s’il n’y avait pas d’autres symptômes. La plupart des cas ne sont pas dus à un cancer, mais un examen est important car ces saignements peuvent parfois être le signe d’une affection plus grave.

À partir de quand des pertes inhabituelles doivent-elles donner lieu à un dépistage des IST ?

Contactez une clinique de santé sexuelle ou votre médecin généraliste si vos pertes vaginales changent après un rapport sexuel avec un nouveau partenaire, après un rapport sans préservatif, ou si votre partenaire présente des symptômes ou a reçu un diagnostic d’IST. Il est également recommandé de se faire dépister lorsque les pertes sont jaune-vert, mousseuses ou présentent une odeur inhabituelle, ou lorsqu’elles s’accompagnent de douleurs urinaires, de douleurs pelviennes, de saignements après un rapport sexuel ou de saignements entre deux règles.

La trichomonase, la chlamydia et la gonorrhée peuvent entraîner des modifications des pertes vaginales, mais elles peuvent également ne provoquer que peu de symptômes, voire aucun. Des pertes d’aspect rassurant ne permettent pas d’exclure une IST après une exposition à un risque pertinent.

Les cliniques de santé sexuelle garantissent la confidentialité, et nombre d’entre elles accueillent les patients sans recommandation d’un médecin généraliste. Tant que vous n’avez pas obtenu de conseils, évitez de supposer, sur la seule base des symptômes, qu’un partenaire vous a ou non transmis une infection.

Comment un clinicien évaluera-t-il des pertes vaginales inhabituelles ?

Un professionnel de santé peut vous demander quand ce changement a commencé, à quoi ressemblent et quelle odeur ont les pertes, s’il y a des démangeaisons ou des douleurs, où vous en êtes dans votre cycle, si une grossesse est possible, quels médicaments ou produits vous utilisez et si un dépistage des IST est pertinent.

Selon le cas, ils peuvent :

  • examiner la vulve et le vagin ;
  • effectuer un prélèvement vaginal ou cervical ;
  • organiser des analyses d’urine ou des dépistages d’IST ;
  • effectuez un test de grossesse ;
  • évaluer le pH vaginal ou examiner un échantillon au microscope ;
  • organisez un examen complémentaire ou une orientation vers un spécialiste en cas de saignements, de douleurs pelviennes ou de symptômes post-ménopausiques.

Le traitement approprié dépend de la cause : les antibiotiques, les antifongiques, le traitement des IST, l’élimination d’un irritant ou d’un corps étranger, ou la prise en charge des modifications tissulaires hormonales ne sont pas interchangeables. La politique de révision médicale Ellasie explique pourquoi les profils de symptômes doivent être présentés en précisant les limites diagnostiques et en fournissant des conseils clairs quant à la marche à suivre en cas d’aggravation.

Que devez-vous faire lorsque vos pertes vaginales changent ?

  1. Décrivez le tableau clinique complet. Notez la couleur, l’odeur, la texture, l’abondance, les démangeaisons, les sensations de gêne, la douleur, les saignements, le calendrier de vos cycles, une éventuelle grossesse, vos rapports sexuels récents, les médicaments pris et les nouveaux produits utilisés.
  2. Évitez les douches vaginales et ne masquez pas les odeurs. Évitez les déodorants vaginaux, les lingettes parfumées et les lavages internes. Lavez délicatement la peau externe à l’eau tiède avec un savon doux et non parfumé, si vous le tolérez.
  3. Choisissez le service adapté. Une clinique de santé sexuelle est indiquée en cas de suspicion d’IST. Un médecin généraliste peut évaluer les changements apparus pour la première fois, récurrents, persistants ou inexpliqués. Recourez aux services de maternité pendant la grossesse.
  4. Ne mélangez pas les traitements au hasard. Les antifongiques ne traitent ni la vaginose bactérienne ni les IST, tandis que les antibiotiques ne traitent pas la candidose. Un traitement inutile peut retarder l’établissement d’un diagnostic correct.
  5. Consultez un professionnel de santé si les symptômes persistent. L’échec d’un traitement en vente libre peut signifier que la cause supposée était erronée, que l’affection est réapparue ou que plusieurs problèmes coexistent.
  6. Soyez particulièrement vigilant face aux signes d’alerte. Des douleurs pelviennes, des saignements, de la fièvre, des vertiges, des vomissements ou un sentiment de très mauvais état de santé modifient la rapidité avec laquelle vous devez consulter.

N’utilisez pas de probiotiques, de produits régulateurs de pH ou de compléments alimentaires pour diagnostiquer ou traiter des pertes actives d’origine inexpliquée. Les données scientifiques sont spécifiques à chaque produit, souche et affection. L’évaluation doit primer ; une fois la cause et le traitement pris en charge, le guide distinct indiquant à qui les probiotiques vaginaux peuvent convenir peut aider à encadrer une conversation de routine ultérieure.

Quand faut-il consulter un médecin ?

Contactez le NHS 111, un médecin généraliste ou un centre de santé sexuelle si :

  • vos pertes changent de couleur, d’odeur, de texture ou de quantité, ce qui est inhabituel pour vous ;
  • il y a une forte odeur de poisson, nauséabonde ou une nouvelle odeur persistante ;
  • vous souffrez de démangeaisons, de douleurs, de gonflements ou d’une éruption cutanée ;
  • la miction ou les rapports sexuels sont douloureux ;
  • vous avez des saignements entre vos règles ou après un rapport sexuel ;
  • les symptômes sont apparus après un rapport sexuel avec un nouveau partenaire ou si une IST est possible ;
  • vous êtes enceinte et vos pertes vaginales changent ;
  • des pertes roses ou brunes apparaissent après la ménopause ;
  • les symptômes réapparaissent, diffèrent des épisodes précédents ou ne s’améliorent pas malgré le traitement.

Consultez d’urgence en cas de douleurs pelviennes ou dans le bas-ventre, en particulier pendant la grossesse, ou en cas de fièvre, de frissons, de vomissements ou de sensation de très mauvais état général. Appelez le 999 ou rendez-vous aux urgences en cas de douleurs pelviennes sévères ou s’aggravant, de douleurs soudaines et intenses dans le bas-ventre, de douleurs pelviennes accompagnées de saignements abondants, de vertiges, de confusion, de difficultés respiratoires ou de toute autre urgence médicale.

En résumé

Des pertes claires ou blanches sans odeur forte et désagréable sont généralement normales, tandis qu’un changement de couleur, d’odeur, de texture ou une combinaison de symptômes peut nécessiter une consultation. Des pertes gris-blanc au goût de poisson peuvent suggérer une vaginose bactérienne ; des pertes blanches épaisses, inodores et accompagnées de démangeaisons peuvent suggérer une candidose ; et des pertes jaune-vert, mousseuses ou douloureuses peuvent indiquer une IST ou une autre infection.

Aucun de ces schémas ne constitue un diagnostic confirmé. Prenez votre état normal comme référence, tenez compte d’une éventuelle grossesse, de saignements, de douleurs et de rapports sexuels, et consultez un médecin généraliste, un centre de santé sexuelle ou un service de maternité si votre état change. Une évaluation rapide est primordiale en cas de douleurs pelviennes, de fièvre, de saignements inattendus, de grossesse ou de pertes post-ménopausiques contenant du sang.

Foire aux questions

Des pertes vaginales claires ou blanches sont-elles normales ?

En général, oui. Les pertes normales sont généralement claires ou blanches ; elles peuvent être collantes, crémeuses, glissantes ou humides, et ne doivent pas dégager d’odeur forte et désagréable. Leur quantité et leur texture peuvent varier au cours du cycle menstruel et pendant la grossesse. Demandez conseil si elles diffèrent de votre état habituel ou s’accompagnent de démangeaisons, de douleurs ou de saignements.

Que signifient des pertes grises accompagnées d’une odeur de poisson ?

Des pertes claires, aqueuses, de couleur blanc grisâtre et dégageant une forte odeur de poisson sont généralement associées à la vaginose bactérienne. La trichomonase peut également présenter une odeur de poisson ; il peut donc être nécessaire de consulter un médecin généraliste ou un centre de santé sexuelle afin de confirmer la cause et d’écarter la possibilité d’une IST.

Des pertes blanches épaisses sont-elles toujours le signe d’une mycose ?

Non. Des pertes blanches épaisses, ressemblant à du fromage blanc, accompagnées de démangeaisons, d’irritations ou de douleurs, sont caractéristiques d’une mycose vaginale et ne dégagent généralement pas d’odeur. Des symptômes similaires peuvent avoir une autre cause, en particulier lorsqu’il s’agit d’un premier épisode, que le traitement échoue, que les symptômes réapparaissent ou que la grossesse modifie la sécurité du traitement.

Des pertes jaunes ou vertes peuvent-elles être normales ?

Des pertes de couleur jaune-vert, mousseuses, malodorantes ou douloureuses peuvent survenir en cas de trichomonase, de gonorrhée ou d’une autre infection et doivent faire l’objet d’un examen médical. Une couleur observée brièvement sans symptômes peut avoir une explication bénigne, mais un changement net par rapport à votre schéma habituel ne doit pas être diagnostiqué sur la seule base de la couleur.

Que signifient des pertes brunes ?

Des pertes brunes indiquent généralement la présence de sang mélangé aux sécrétions vaginales. Elles peuvent survenir aux alentours des règles, mais tout saignement entre deux règles, après un rapport sexuel, pendant la grossesse ou après la ménopause nécessite un avis médical. Les pertes roses ou brunes après la ménopause doivent faire l’objet d’un examen médical, même si elles ne se produisent qu’une seule fois.

Un test de pH vaginal à domicile permet-il de diagnostiquer la cause ?

Non. Le pH vaginal peut constituer un indice clinique, mais il ne permet pas d’identifier l’organisme responsable, de distinguer toutes les infections ni d’exclure une IST. Des symptômes, un examen médical ainsi qu’un prélèvement ou d’autres tests peuvent s’avérer nécessaires.

Références et lectures complémentaires

  1. NHS : Pertes vaginales — caractéristiques normales, causes possibles et quand consulter
  2. NHS : Vaginite — symptômes, causes possibles et évaluation clinique
  3. NHS : Vaginose bactérienne — pertes, odeur, diagnostic et traitement
  4. NHS : Muguet chez l’homme et la femme — pertes et symptômes associés
  5. NHS : Trichomonase — types de pertes, symptômes et dépistage
  6. NHS : Chlamydia — symptômes et dépistage
  7. NHS : Gonorrhée — symptômes et dépistage
  8. NHS : Maladie inflammatoire pelvienne — symptômes et conseils d’urgence
  9. NHS : Pertes vaginales pendant la grossesse
  10. NHS : Saignements post-ménopausiques — y compris les pertes roses ou brunes
  11. NHS : Syndrome de choc toxique — symptômes et mesures d’urgence
  12. Chen et al. (2021) : Le microbiome vaginal féminin en situation de santé et en cas de vaginose bactérienne