Remarque médicale : les symptômes peuvent suggérer une vaginose bactérienne (VB), mais ils ne permettent pas de la confirmer. Une odeur de poisson ou une modification des pertes peuvent également être le signe d’une IST ou d’une autre affection vaginale. Consultez un médecin généraliste ou un centre de santé sexuelle si vous pensez souffrir de VB, en particulier s’il s’agit de votre premier épisode, si vous êtes enceinte, si les symptômes sont apparus après un rapport sexuel avec un nouveau partenaire, ou si leur évolution est inhabituelle pour vous.
Points clés à retenir
- Le tableau clinique classique de la vaginose bactérienne se caractérise par une forte odeur de poisson accompagnée de pertes fluides, gris-blanc ou aqueuses. L’odeur peut être plus perceptible après un rapport sexuel.
- Environ la moitié des femmes atteintes de vaginose bactérienne ne présentent aucun symptôme. L’absence d’odeur ou de modification des pertes ne permet pas nécessairement d’exclure cette affection.
- La vaginose bactérienne ne provoque généralement pas de démangeaisons ni de douleurs importantes. Des démangeaisons marquées, des pertes blanches épaisses, des lésions, des douleurs pelviennes ou des saignements indiquent une autre cause possible qui nécessite une évaluation.
- La vaginose bactérienne n’est pas classée parmi les IST, mais l’activité sexuelle peut influer sur le risque et les symptômes peuvent se confondre avec ceux d’une IST. Une clinique de santé sexuelle peut effectuer des tests pour les deux.
- Les symptômes et un test de pH à domicile ne constituent pas un diagnostic. Un professionnel de santé peut s’appuyer sur vos antécédents, un examen clinique, un prélèvement vaginal ou d’autres tests.
- La vaginose bactérienne symptomatique est généralement traitée par des antibiotiques prescrits. Les compléments alimentaires, les déodorants, les douches vaginales et les gels d’hygiène intime ne doivent pas se substituer à un examen médical ou à un traitement.
Quels sont les symptômes de la vaginose bactérienne ?
Lorsque la vaginose bactérienne provoque des symptômes, la combinaison la plus caractéristique est une forte odeur vaginale de poisson et des pertes claires et aqueuses pouvant présenter une teinte blanc-grisâtre. L’odeur peut être plus prononcée après un rapport sexuel. La vaginose bactérienne ne provoque généralement pas de démangeaisons ni de douleurs marquées, bien que les symptômes ne suivent pas une règle absolue chez chaque personne.
Il est également important de noter que la vaginose bactérienne peut être asymptomatique. Selon le NHS, environ la moitié des femmes atteintes de vaginose bactérienne ne présentent aucun symptôme. Vous ne pouvez donc ni confirmer ni exclure la présence d’une vaginose bactérienne en vous basant uniquement sur l’odeur, la couleur des pertes, une gêne ou un test à domicile.
La vaginose bactérienne est généralement traitable, mais un changement d’odeur ou de pertes mérite une explication précise. La trichomonase et d’autres infections sexuellement transmissibles (IST), la candidose, les irritations, la sécheresse hormonale et la présence d’un objet retenu, tel qu’un tampon, peuvent entraîner des symptômes similaires. Un professionnel de santé peut confirmer la cause plutôt que de vous demander de choisir entre des affections qui se ressemblent.
Pour une explication plus détaillée de la récurrence, du microbiome vaginal et des options de traitement, consultez le guide d’Ellasie sur la vaginose bactérienne. Cet article se concentre sur la reconnaissance des symptômes et le choix de la bonne marche à suivre.
La vaginose bactérienne n’est pas un problème d’hygiène. Se laver de manière plus intensive ne permettra ni de la diagnostiquer ni de la traiter. Les douches vaginales, les déodorants vaginaux et les produits d’hygiène intime parfumés peuvent perturber ou irriter l’environnement vaginal.
Qu’est-ce que la vaginose bactérienne ?
La vaginose bactérienne est une altération de l’équilibre bactérien dans le vagin. Elle est souvent décrite comme une dysbiose vaginale : les bactéries à dominance de Lactobacillus perdent de leur importance, tandis qu’un groupe plus diversifié de bactéries anaérobies se multiplie. Ce déséquilibre peut modifier l’acidité vaginale et entraîner l’apparition de pertes et d’odeurs caractéristiques.
La vaginose bactérienne est courante et n’est pas classée par le NHS comme une IST. L’activité sexuelle peut néanmoins la déclencher ou jouer un rôle dans sa transmission, et la vaginose bactérienne est associée à des facteurs tels qu’un nouveau partenaire. Elle peut également survenir chez des personnes n’ayant jamais eu de rapports sexuels. Cette distinction est importante : le fait d’être atteinte de vaginose bactérienne ne prouve pas qu’un partenaire ait été infidèle, et ne signifie pas non plus que la personne concernée manque d’hygiène.
Ce déséquilibre bactérien est différent de la mycose vaginale, qui est causée par une prolifération excessive de la levure Candida. Il se distingue également de la trichomonase, qui est une IST causée par un parasite. Étant donné que ces trois affections peuvent toutes avoir une incidence sur les pertes vaginales, se fier à un seul symptôme peut conduire à un traitement inadapté.
Quels sont les principaux symptômes de la vaginose bactérienne ?
Forte odeur vaginale de poisson
Une forte odeur de poisson est le symptôme le plus étroitement associé à la vaginose bactérienne. Elle peut être perçue dans les pertes, sur les sous-vêtements ou lors des rapports sexuels, et peut devenir plus évidente après un rapport. Une odeur de poisson est un indice utile, mais pas une preuve : la trichomonase peut également provoquer des pertes désagréables ou dégageant une odeur de poisson.
Essayez de distinguer une odeur provenant des pertes vaginales d’une odeur de transpiration externe au niveau de la vulve ou de l’aine. Les deux peuvent se retrouver sur les sous-vêtements, mais elles n’ont pas nécessairement la même cause. N’introduisez pas de savon, de déodorant ou de parfum pour vérifier si l’odeur disparaît.
Écoulement fluide, blanc grisâtre ou aqueux
Les pertes liées à la vaginose bactérienne sont généralement décrites comme fluides, aqueuses et de couleur blanc grisâtre. Elles peuvent recouvrir les parois vaginales plutôt que de former des amas épais. Certaines personnes constatent des pertes plus abondantes que d’habitude, tandis que d’autres remarquent principalement l’odeur.
Les pertes normales peuvent également être claires ou blanches et peuvent devenir plus abondantes ou plus visibles au moment de l’ovulation, pendant la grossesse, lors de rapports sexuels ou lors de l’utilisation d’un moyen de contraception. Le fait de constater un écart par rapport à votre schéma habituel est souvent plus utile que de se limiter à l’évaluation d’une seule couleur.
Peu ou pas de démangeaisons ni de douleurs
Selon le NHS, la vaginose bactérienne ne provoque généralement ni douleur ni démangeaisons. Une légère irritation ou une sensation de brûlure peut survenir dans certains cas de vaginose bactérienne, mais des démangeaisons intenses, une inflammation visible, une peau gercée ou une douleur marquée ne correspondent pas au tableau clinique classique. Ces symptômes font qu’il est important d’envisager une candidose, une dermatite, une réaction irritante ou une autre cause.
Peut-on souffrir d’une vaginose bactérienne sans présenter de symptômes ?
Oui. Selon le NHS, environ la moitié des femmes atteintes de vaginose bactérienne ne présentent aucun symptôme, et les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) indiquent également que, dans le cadre d’une enquête représentative à l’échelle nationale, la plupart des femmes atteintes de vaginose bactérienne étaient asymptomatiques.
Cela ne signifie pas pour autant que tout le monde ait besoin de réaliser régulièrement des tests à domicile. La nécessité de traiter une flore bactérienne asymptomatique dépend de la situation, notamment de la grossesse, des interventions prévues, des résultats des tests et des recommandations cliniques locales. Un résultat doit être interprété par le professionnel de santé qui a prescrit le test, et non traité à partir d’une liste de contrôle en ligne.
Cela signifie également qu’un partenaire peut ne présenter aucun symptôme apparent. Si un professionnel de santé spécialisé en santé sexuelle recommande un examen ou un traitement pour votre partenaire, suivez ce conseil personnalisé. Ne partagez pas vos ordonnances et n’utilisez pas d’antibiotiques restants.
Quels sont les symptômes qui ne sont pas caractéristiques de la vaginose bactérienne ?
Les éléments suivants n’excluent pas la VB, mais ils rendent plus probable une autre cause ou une cause supplémentaire :
- démangeaisons intenses ou irritation vulvaire ;
- des pertes épaisses, blanches, ressemblant à du fromage blanc ;
- des pertes jaune-vert ou mousseuses ;
- des cloques, des ulcères, des plaies ou une nouvelle éruption cutanée ;
- douleur importante lors de la miction ou pendant les rapports sexuels ;
- douleurs pelviennes ou dans le bas-ventre ;
- saignements entre deux règles ou après un rapport sexuel ;
- fièvre, frissons, vomissements, évanouissements ou sensation de très mauvais état de santé.
Si les démangeaisons ou la sécheresse constituent votre principale préoccupation, renseignez-vous sur les causes de la sécheresse vaginale et des démangeaisons, et prenez rendez-vous pour un examen lorsque les symptômes sont récents, persistants ou d’origine incertaine. Considérer chaque démangeaison comme une mycose ou chaque odeur comme une vaginose bactérienne peut retarder l’établissement du bon diagnostic.
Vaginose bactérienne, mycose, trichomonase ou irritation : comment comparer leurs caractéristiques ?
Ce tableau permet de classer les symptômes ; il ne s’agit pas d’un outil de diagnostic. Plusieurs affections peuvent survenir simultanément, et une IST peut ne provoquer que peu de symptômes, voire aucun.
| Modèle | Pertes ou odeurs | Autres éléments d’information | Étape suivante |
|---|---|---|---|
| Vaginose bactérienne (VB) potentielle | Écoulement fluide, aqueux, de couleur blanc grisâtre ; forte odeur de poisson, parfois plus perceptible après un rapport sexuel | Généralement peu ou pas de démangeaisons ni de douleurs ; de nombreuses personnes ne présentent aucun symptôme | Consultez un médecin généraliste ou un centre de santé sexuelle afin de confirmer la cause et d’écarter toute IST |
| Mycose vaginale possible | Des pertes blanches, épaisses ou ressemblant à du fromage blanc, qui ne dégagent généralement pas d’odeur | Démangeaisons, irritations, douleurs ou sensations de picotements lors des rapports sexuels ou de la miction | Consultez un pharmacien au sujet d’un épisode familier déjà diagnostiqué ; adressez-vous à votre médecin généraliste en cas d’épisode nouveau, récurrent, grave ou incertain. |
| Trichomonase ou autre IST potentielle | Écoulement jaune-vert, mousseux ou à l’odeur désagréable ; la trichomonase peut dégager une odeur de poisson | Douleurs lors de la miction ou des rapports sexuels, démangeaisons, sensibilité, gonflement ou douleurs dans le bas-ventre ; il se peut également qu’aucun symptôme ne soit présent | Contactez une clinique de santé sexuelle ou votre médecin généraliste pour effectuer des tests, en particulier après un rapport sexuel avec un nouveau partenaire |
| Irritation éventuelle ou sécheresse hormonale | Les pertes peuvent rester inchangées ; les symptômes peuvent apparaître après l’utilisation d’un nouveau savon, d’une nouvelle lingette, d’un nouveau lubrifiant ou d’un produit parfumé | Sécheresse, sensations de brûlure, sensibilité, démangeaisons ou douleurs pendant les rapports sexuels | Éliminez toute source d’irritation potentielle et demandez conseil si les symptômes persistent, sont importants ou si leur cause n’est pas claire. |
| Infection pelvienne potentielle ou autre cause urgente | Les pertes peuvent présenter un aspect ou une odeur inhabituels, mais cela ne constitue pas un diagnostic | Douleurs pelviennes, saignements, fièvre, frissons, vomissements, étourdissements ou sensation de très mauvais état général | Consultez d’urgence un médecin ; des symptômes graves ou qui s’aggravent peuvent nécessiter une consultation aux urgences. |
Quelles sont les causes de la vaginose bactérienne, et qui est le plus susceptible d’en souffrir ?
La vaginose bactérienne (VB) trouve son origine dans une modification de l’équilibre naturel de la flore vaginale, mais son facteur déclencheur exact n’est pas toujours identifiable. Les facteurs de risque et les associations observées ne constituent pas des certitudes : une personne peut présenter plusieurs de ces facteurs sans jamais développer de VB, tandis qu’une autre peut en souffrir sans raison apparente.
Les facteurs associés à la vaginose bactérienne comprennent :
- l’activité sexuelle, y compris avec un nouveau partenaire ou plusieurs partenaires ;
- ne pas utiliser de préservatifs ;
- les rapports sexuels avec un partenaire doté d’un vagin et susceptible de transmettre des bactéries associées à la vaginose bactérienne ;
- les douches vaginales ou l’utilisation de produits parfumés dans ou autour du vagin ;
- le port d’un dispositif intra-utérin (DIU), conformément aux recommandations du NHS ;
- le moment des règles, la prévalence augmentant apparemment pendant les règles ;
- tabagisme.
La vaginose bactérienne peut survenir sans activité sexuelle ; il est donc inexact de qualifier chaque cas de « transmission sexuelle ». Par ailleurs, l’expression « ce n’est pas une IST » ne doit pas être utilisée pour écarter la nécessité d’un dépistage : des pertes et des odeurs peuvent être causées par une IST, et un professionnel de santé peut avoir besoin d’écarter cette possibilité.
Comment diagnostique-t-on la vaginose bactérienne ?
Un médecin généraliste ou un spécialiste de la santé sexuelle vous posera généralement des questions sur les pertes, les odeurs, les gênes, le calendrier des règles, une éventuelle grossesse, les médicaments, les produits d’hygiène intime et vos antécédents sexuels. Il pourra procéder à un examen vaginal et effectuer un prélèvement afin de dépister une vaginose bactérienne ou d’autres infections.
Le diagnostic clinique peut s’appuyer sur une combinaison de résultats plutôt que sur un seul symptôme. Le CDC décrit les critères d’Amsel, qui prennent en compte l’aspect des pertes, un pH vaginal supérieur à 4,5, un test olfactif caractéristique et la présence de « cellules indicatrices » observées au microscope. Des tests de laboratoire ou des tests au chevet du patient peuvent également être utilisés.
Une bandelette de test du pH vaginal à usage domestique ne permet pas de diagnostiquer une vaginose bactérienne. Un pH élevé peut venir étayer l’évaluation d’un clinicien, mais il ne permet pas de déterminer la cause de cette variation de pH ni de distinguer la vaginose bactérienne d’une IST ou d’une autre cause. De même, un résultat normal ne doit pas faire oublier des symptômes préoccupants.
La politique de révision médicale Ellasie explique pourquoi les contenus de santé axés sur les symptômes doivent indiquer leurs limites en matière de diagnostic. Un guide en ligne peut vous aider à décrire votre situation ; il ne peut toutefois pas vous examiner, effectuer un prélèvement ou vous faire passer un test.
Que devez-vous faire si vous remarquez des symptômes pouvant indiquer une vaginose bactérienne ?
- Notez ce qui a changé. Notez l’odeur, la couleur et la texture des pertes, les démangeaisons, les douleurs, les saignements, le calendrier de vos règles, vos rapports sexuels récents, la possibilité d’une grossesse, les médicaments pris et tout nouveau produit utilisé.
- Ne pratiquez pas de douches vaginales et ne masquez pas les odeurs. Évitez les déodorants vaginaux, les lingettes parfumées, les lavages internes et les antiseptiques. Lavez uniquement et en douceur la zone vulvaire externe.
- Choisissez le service adapté. Un médecin généraliste ou un centre de santé sexuelle peut évaluer un éventuel cas de vaginose bactérienne et exclure la présence d’une IST. Les services de santé sexuelle sont confidentiels et proposent souvent des dépistages sans recommandation préalable d’un médecin généraliste.
- Mentionnez ouvertement le risque d’IST. Informez le praticien de l’existence d’un nouveau partenaire, de rapports sexuels sans préservatif ou de toute autre exposition susceptible de modifier le choix des tests utiles.
- Suivez le traitement spécifique au diagnostic. Ne combinez pas au hasard des antifongiques, des antibiotiques, de l’acide borique, des produits régulateurs de pH et des compléments alimentaires.
- Consultez à nouveau si les symptômes persistent ou évoluent. L’échec d’un traitement peut signifier une récidive, une réinfection, une hypothèse initiale erronée ou la présence de plusieurs affections.
N’utilisez pas de complément alimentaire pour traiter une vaginose bactérienne active présumée. Les données scientifiques relatives aux probiotiques dépendent de la souche, du produit et des résultats recherchés, et les recommandations varient. Si vous souhaitez consulter l’analyse scientifique distincte une fois que le diagnostic et le traitement ont été abordés, découvrez ce que la science dit au sujet des probiotiques dans le cadre de la vaginose bactérienne.
Comment traite-t-on la vaginose bactérienne, et que faire si elle réapparaît ?
Selon le NHS, la vaginose bactérienne est généralement traitée à l’aide d’antibiotiques sous forme de comprimés, de gels ou de crèmes prescrits par un médecin généraliste ou une clinique de santé sexuelle. Le choix du traitement le plus adapté dépend de votre diagnostic, de votre état de grossesse, de vos antécédents médicaux, de vos allergies, des traitements antérieurs et des recommandations locales. Utilisez le médicament en respectant scrupuleusement la posologie et suivez tous les conseils concernant les rapports sexuels, l’utilisation de préservatifs ou les produits vaginaux pendant le traitement.
L’amélioration des symptômes ne confirme pas que toutes les infections possibles aient été traitées. N’utilisez pas les médicaments d’une autre personne, ne renouvelez pas une ancienne ordonnance sans avis médical et n’interrompez pas prématurément un traitement prescrit, sauf si un professionnel de santé vous le recommande.
La vaginose bactérienne réapparaît fréquemment, parfois en l’espace de quelques mois. Cette récidive ne signifie pas que vous ne vous êtes pas lavée correctement. Si les symptômes réapparaissent, contactez un médecin généraliste ou un centre de santé sexuelle plutôt que de répéter indéfiniment un auto-traitement. Le praticien pourra confirmer s’il s’agit à nouveau d’une vaginose bactérienne, rechercher d’autres causes ou facteurs déclenchants et discuter d’un plan à plus long terme si nécessaire.
Les conseils concernant le partenaire ne sont pas universels. La page actuelle du NHS indique qu’un partenaire de sexe féminin ou possédant un vagin peut également avoir besoin d’un traitement. Les recommandations peuvent dépendre de l’anatomie du partenaire, des symptômes, de la récurrence et des pratiques locales ; il est donc préférable de vous renseigner auprès de la clinique traitante plutôt que de partager le traitement.
Que devez-vous faire en cas de symptômes de vaginose bactérienne pendant la grossesse ?
Contactez votre sage-femme, votre médecin généraliste, votre service de maternité ou votre centre de santé sexuelle si vous êtes enceinte et pensez souffrir de vaginose bactérienne, ou si vous remarquez des pertes ou une odeur inhabituelles. Le NHS recommande de se faire soigner, car la vaginose bactérienne comporte un faible risque de complications pendant la grossesse.
La grossesse elle-même peut entraîner une augmentation des pertes normales, qui sont généralement transparentes ou blanches et ne dégagent pas d’odeur forte et désagréable. Ce changement normal rend l’évaluation — et non les conjectures — d’autant plus importante lorsque l’odeur, la couleur ou la texture deviennent inhabituelles, ou en cas de douleur, de saignement, de fièvre ou d’inquiétude liée à une perte de liquide.
N’utilisez pas de remède non prescrit, n’utilisez pas de restes d’antibiotiques et ne partez pas du principe qu’un produit étiqueté « naturel » convient pendant la grossesse. Informez votre médecin de tous les médicaments, compléments alimentaires et produits vaginaux que vous avez utilisés.
Quand faut-il consulter un médecin généraliste ou se rendre dans un centre de santé sexuelle ?
Prenez rendez-vous pour une consultation si :
- vous pensez souffrir de vaginose bactérienne ou qu’il s’agit de votre premier épisode ;
- vos pertes présentent des changements au niveau de l’odeur, de la couleur, de la texture ou de la quantité ;
- une odeur forte ou de poisson persiste ;
- les symptômes sont apparus après un rapport sexuel avec un nouveau partenaire ou qu’une IST est possible ;
- en cas de démangeaisons, de sensations de brûlure, de douleurs lors de la miction ou de douleurs pendant les rapports sexuels ;
- vous avez des saignements entre vos règles ou après un rapport sexuel ;
- les symptômes réapparaissent, diffèrent des épisodes précédents ou ne s’améliorent pas après le traitement ;
- vous êtes enceinte ou pourriez l’être ;
- Si vous souffrez de diabète, d’un système immunitaire affaibli ou d’une autre affection susceptible d’influencer la sécurité du traitement.
Consultez d’urgence le service NHS 111 ou un service de garde de médecine générale en cas de douleurs pelviennes ou dans le bas-ventre, en particulier pendant la grossesse, ou si les symptômes s’accompagnent de fièvre, de frissons, de vomissements ou d’un sentiment de très mauvais état de santé. Appelez le 999 ou rendez-vous aux urgences en cas de douleurs pelviennes sévères ou s’aggravant, de douleurs soudaines et intenses dans le bas-ventre, de douleurs pelviennes accompagnées de saignements abondants, d’évanouissements ou de toute autre urgence médicale.
En résumé
Le tableau clinique le plus caractéristique de la vaginose bactérienne est constitué de pertes fluides, gris-blanc, dégageant une odeur de poisson, souvent sans démangeaisons ni douleurs notables. Cependant, la moitié des femmes atteintes de vaginose bactérienne peuvent ne présenter aucun symptôme, et ni l’odeur, ni la couleur, ni un test de pH réalisé à domicile ne permettent de confirmer le diagnostic.
Utilisez les symptômes pour déterminer la marche à suivre, et non pour vous prescrire vous-même un traitement. Un médecin généraliste ou un centre de santé sexuelle peut distinguer la vaginose bactérienne d’une mycose, d’une trichomonase, d’une autre IST, d’une irritation, d’une sécheresse hormonale ou d’autres causes. Faites-vous examiner sans tarder pendant la grossesse, après un nouveau rapport sexuel, lorsque les symptômes réapparaissent ou lorsque des douleurs, des saignements, de la fièvre ou un sentiment de malaise modifient le bilan de santé.
Foire aux questions
À quoi ressemblent les pertes liées à la vaginose bactérienne et quelle est leur odeur ?
Les pertes liées à la vaginose bactérienne sont généralement fluides, aqueuses et de couleur blanc grisâtre, accompagnées d’une forte odeur de poisson qui peut être plus perceptible après un rapport sexuel. L’aspect et l’odeur ne suffisent pas à eux seuls à confirmer une vaginose bactérienne, car d’autres infections peuvent se superposer.
Peut-on souffrir d’une vaginose bactérienne sans odeur de poisson ?
Oui. Environ la moitié des femmes atteintes de vaginose bactérienne ne présentent aucun symptôme ; cette affection peut donc être présente sans odeur perceptible ni modification des pertes. La nécessité d’un dépistage dépend des symptômes, d’une éventuelle grossesse, des interventions médicales et du contexte clinique.
La vaginose bactérienne provoque-t-elle des démangeaisons ?
La vaginose bactérienne ne provoque généralement pas de démangeaisons ou de douleurs importantes. Des démangeaisons intenses accompagnées de pertes épaisses et blanches, généralement inodores, sont plus caractéristiques d’une candidose, tandis que des irritations, des affections cutanées et d’autres infections peuvent également provoquer des démangeaisons. Demandez conseil lorsque la cause est incertaine.
La vaginose bactérienne est-elle une infection sexuellement transmissible ?
Le NHS ne classe pas la vaginose bactérienne parmi les IST, et celle-ci peut survenir sans rapport sexuel. L’activité sexuelle peut toutefois la déclencher ou jouer un rôle dans sa transmission, et les symptômes peuvent ressembler à ceux d’une IST. Un dépistage peut donc s’avérer approprié après un rapport sexuel avec un nouveau partenaire.
Un test de pH à domicile permet-il de déterminer si vous souffrez de vaginose bactérienne ?
Non. Un pH vaginal supérieur à 4,5 constitue un indice diagnostique possible, mais une bandelette d’autodiagnostic ne permet pas d’identifier la cause ni d’exclure une IST. Le diagnostic clinique peut s’appuyer sur les symptômes, un examen clinique, une analyse microscopique, un prélèvement ou un autre test.
Quand les symptômes de type BV constituent-ils une urgence ?
Des pertes malodorantes ne constituent généralement pas à elles seules une urgence, mais des douleurs pelviennes, des saignements abondants, de la fièvre, des frissons, des vomissements, des étourdissements, une aggravation sévère de la douleur ou un sentiment de très mauvais état de santé nécessitent une consultation urgente. Une grossesse accompagnée de douleurs, de saignements ou de pertes inhabituelles nécessite également un avis médical rapide.
Références et lectures complémentaires
- NHS : Vaginose bactérienne — symptômes, diagnostic, traitement, récidives et conseils en cas de grossesse
- NHS : Pertes vaginales — caractéristiques normales, causes possibles et quand consulter
- NHS : Vaginite — symptômes, causes et évaluation
- NHS : La candidose chez les hommes et les femmes — symptômes et traitement
- NHS : Trichomonase — symptômes, dépistage et traitement
- NHS : Maladie inflammatoire pelvienne — symptômes et conseils d’urgence
- CDC américain : Vaginose bactérienne — recommandations de diagnostic et de traitement

